Une stratégie territoriale des mobilités doit s’intégrer dans une vision globale du territoire, prenant en considération son développement urbain et paysager, ainsi que ses aspects environnementaux, énergétiques et climatiques. Dans cette optique, l’approche ASI (Avoid-Shift-Improve) peut être mise en œuvre en mettant en premier lieu, l’accent sur le levier « Avoid », visant à éviter les déplacements superflus.
Ensuite, un concept multimodal des mobilités intervient pour agir sur les leviers « Shift » (transfert modal) et « Improve » (amélioration). Il encourage le passage vers des modes de déplacement plus durables tout en cherchant à optimiser le fonctionnement et à réduire les émissions des déplacements nécessaires. Cette approche globale, en adoptant des solutions innovantes et durables, vise à créer un équilibre entre les besoins en mobilité et les impératifs environnementaux, contribuant ainsi à l’élaboration d’une stratégie territoriale des mobilités intégrée et pérenne.
Au même titre qu’un Plan directeur communal (PDCom) fixe les conditions de développement de la commune, soit les grandes lignes
de l’aménagement du territoire, des développements urbanistiques, de l’environnement, le plan directeur de la mobilité définit la politique de mobilité pour s’inscrire dans la durée.
La vision peut être ambitieuse et tient compte des développements planifiés dans le PDCom. Il définit le plan d’action des différents modes de déplacement pour les 10-15 prochaines années.
Le plan directeur de mobilité et de stationnement pour la ville de Gland (PDMS) n’est pas un document légal au même titre que le PDCom qui est soumis à l’examen préalable des services cantonaux, puis à une consultation publique. Néanmoins, la ville nécessite d’approfondir la thématique de la mobilité qui est traitée trop globalement dans le PDCom.
Le PDMS rassemble toutes les connaissances actuelles sur la mobilité pour permettre d’anticiper les problématiques liées à l’accroissement du trafic motorisé.
Par le biais de son nouveau Plan directeur Cantonal (PDCant), approuvé par la Confédération en août 2020, le canton de Fribourg délègue des compétences aux régions pour ce qui est du traitement de plusieurs thèmes et problématiques énoncés dans les fiches thématiques du nouveau PDCant.
De plus, conformément à la Loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT) partiellement révisée, les régions sont amenées à être proactives dans la gestion de leurs zones d’activités.
Celles-ci doivent notamment établir un système régional de gestion des zones d’activités leur permettant de faire un bilan des zones existantes et de justifier les nouvelles.
Au niveau légal, dans le canton de Fribourg, la loi sur l’aménagement du territoire et les constructions (LATeC) a été modifiée en rendant obligatoire, depuis le 21 juin 2018, l’établissement des Plans directeurs régionaux ou PDR (art. 22 a).
Le contenu minimal des plans directeurs régionaux est fixé par l’art. 29 LATeC. L’article en question oblige les régions à traiter, dans leur PDR, les thèmes de l’urbanisation, de la mobilité et de l’environnement, ainsi que les problématiques des rives pour les régions riveraines d’un lac.
Les PDR peuvent aussi traiter d’autres thématiques, comme le développement économique, le tourisme, la nature et l’espace forestier. C’est dans ce contexte que le district de la Glâne, représenté par l’Association à buts multiples des communes de la Glâne (ABMG) a pris l’initiative de lancer un mandat pour l’élaboration du PDR de la Glâne.
En 2011, l’enquête aux frontières du canton de Genève dénombrait 550’000 déplacements par jour, soit 20% de plus qu’en 2002.
En 2017, on estimait 632’000 déplacements quotidiens entrants et sortants du canton de Genève avec le Genevois français et le District de Nyon (estimation qui n’inclut pas les modes doux).
La part modale moyenne de la voiture sur ces déplacements transfrontaliers était de 86%, mais avec une forte différence selon les écrans.
La mise en service intégrale du Léman Express (LEX) le 15 décembre 2019 devrait favoriser le report modal vers les transports collectifs en offrant des liaisons ferroviaires inédites dans le Grand Genève.
Les flux de déplacements transfrontaliers vont évoluer en profondeur et de fortes attentes sont exprimées par les partenaires du Grand Genève, au niveau du coeur d’agglomération en particulier.
En plus du Léman Express et de ses mesures de rabattements, d’autres offres et infrastructures de transport transfrontalières majeures déploient déjà ou vont bientôt déployer leurs effets : Voie Verte d’agglomération (VVA), Tram d’Annemasse, Projets d’extension ou de création de lignes de bus transfrontalières, Covoiturage.
Dans un contexte de forte croissance démographique et de saturation progressive du réseau de transports publics genevois, le
Canton de Genève a défini une vision stratégique à long terme pour le développement de son infrastructure ferroviaire à l’horizon 2050.
Cette stratégie repose notamment sur la réalisation d’une nouvelle liaison souterraine entre le pied du Jura et le pied du Salève, visant à renforcer l’armature de transport de l’agglomération, à améliorer la desserte des zones denses non couvertes par le Léman Express, et à offrir une alternative performante au trafic automobile transfrontalier.
Ce projet structurant, désormais envisagé sous la forme d’un système autonome de type métro ou train léger, s’inscrit dans une logique de déconnexion du réseau CFF afin d’accélérer sa mise en oeuvre (objectif de mise en service à l’horizon 2040). Il vise à desservir efficacement les grands pôles d’habitat et d’emploi du Grand Genève, tout en intégrant une dimension transfrontalière forte, notamment vers le Pays de Gex et la région d’Annemasse.
Notre bureau a été mandaté pour contribuer à la modélisation MMT (Modèle Multimodal Transfrontalier) de cette nouvelle infrastructure.
Cette modélisation a permis d’évaluer les potentiels de fréquentation, les effets sur le report modal, ainsi que les performances attendues selon différents scénarios de tracé et de système d’exploitation.
Elle a constitué un outil d’aide à la décision essentiel, en appui aux autorités cantonales et aux partenaires institutionnels impliqués
dans la gouvernance du projet.
Un projet d’agglomération réunit canton, villes et communes afin d’élaborer ensemble des solutions globales pour le développement futur de l’urbanisation et des transports dans leur agglomération.
Les deux premiers projets d’agglomération d’AggloY, déposés en 2007 et 2012, posaient les bases d’une réflexion supracommunale sur l’aménagement du territoire et le développement de la mobilité au niveau régional. Ils ont mis en évidence les avantages d’une réflexion menée en concertation avec les communes et les usagers.
De même, ils ont révélé la nécessité de disposer d’un bon niveau de maturité des projets, ainsi que des moyens nécessaires à leur mise en oeuvre.
Le projet d’agglomération de 4e génération (PA4), nourri par les enseignements des 15 dernières années, propose une vision de
l’agglomération mature.
Il est centré sur 3 grandes priorités avec une liste de mesures équilibrée. Elles visent à renforcer la dimension régionale, développer la qualité de vie et favoriser le report modal :
• Dimension régionale : une agglomération confortée dans son rôle de centre régional grâce à une accessibilité fluide et une offre diversifiée de logements et d’activités
• Qualité de vie : une urbanisation compacte de qualité structurée par des pôles complémentaires et un cadre paysager exceptionnel
• Report modal : un centre d’agglomération apaisé par des réseaux de transports publics et modes doux attractifs et un réseau routier bien hiérarchisé avec une offre de stationnement adaptée.
Le territoire de la Ville de Meyrin fait l’objet de multiples planifications directrices dont les orientations et intentions politiques nécessitent une coordination à différentes échelles. La révision du PDCom est l’occasion d’affirmer les options et ambitions communales en termes de développement urbain.
La Ville a mandaté le bureau RGR pour accompagner le bureau d’urbaniste en charge du PDCom pour traiter du volet mobilité ainsi que pour aider la Ville à suivre les différents projets d’ores et déjà prévus sur la commune et portés pour l’essentiel par la Canton de Genève.